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Freelance : Comment justifier des tarifs élevés, « supérieurs au marché » ?

La question de la définition des prix est l’une des plus épineuses pour les freelances. Entre peur de se sous-évaluer et angoisse de proposer des prix trop élevés: difficile de s’y retrouver. Nous passons ici en revue les critères pouvant justifier de prix « supérieurs au marché », flirtant ainsi avec la question de la définition des tarifs pour un freelance.

Des tarifs standards ?

Faisons d’abord un point sur ce que l’on entend par prix élevés, voire, « supérieurs au marché ». En fait, lorsque l’on est freelance ou auto-entrepreneur, il n’y a pas réellement de « prix du marché ». En effet, les prix sont essentiellement définis en fonction de votre valeur individuelle (de la valeur de votre travail dans sa globalité) corrélée avec les besoins de votre client. Existent en plus des extrêmes hallucinants en matière de tarification: d’un côté les freelances travaillant depuis des pays dans lesquels le coût de la vie est tellement bas qu’ils peuvent se permettent d’offrir des prix extrêmement faibles, de l’autre des freelances superstars qui parfois peuvent facturer 10 000 € l’heure de conférence. Finalement, peu importe le domaine d’activité du freelance, les éléments participant à la définition du tarif sont tellement nombreux qu’il est presque impossible de citer un « prix de référence sur le marché ». Voici ceux d’entre-eux étant les plus pertinents.

1. L’expérience

Cela peut sembler évident … Et pourtant! Des tarifs élevés se justifient par l’expérience du freelance, et ce quelque soit son domaine d’activité. Plus vous exercez, plus la valeur ajoutée de votre travail s’accroît, plus vous pouvez prétendre à une rémunération élevée (à l’heure ou à la journée). Prenons l’exemple des graphistes: un freelance junior facture entre 250 et 300 € la journée, tandis qu’un sénior facture aux alentours de 600 € pour une même durée de travail (ce sont les prix moyens en France, simples points de référence puisque certains facturent 60€ la journée, d’autres 2000€). L’expérience est donc un argument permettant d‘augmenter ses tarifs du simple au double.

2. Les compétences comme indicateur de salaire

Ensuite, les compétences de chacun définissent leurs tarifs respectifs. D’abord, c’est la question de la spécialisation qui permet de calculer son taux horaire. Plus l’on est spécialisé plus celui-ci grimpe, et davantage encore si votre spécialisation est extrêmement rare (c’est en fait la question de l’offre et de la demande). Et puis vient le niveau d’expertise, qui lui aussi participe à la majoration du taux horaire. De fait, un rédacteur web spécialisé en microbiologie pourra certainement prétendre à un salaire plus élevé qu’un community manager expérimenté, bien que ces domaines de qualification n’aient rien à voir l’un avec l’autre !

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3. Le positionnement de vos cibles/clients

Les prix de chacun sont à adapter en fonction de ses clients cibles potentiels. En fait l’important est de définir un tarif minimum en dessous duquel vous ne pourrez pas travailler: par exemple 30€ de l’heure et le prix moyen souhaité: par exemple 50€ de l’heure. Vous l’aurez compris entre ces deux tarifs, il y’a une grande marge! Admettons qu’une grande entreprise vous propose une mission ponctuelle sur une journée, alors là vous allez pouvoir demander 60€ de l’heure. Par contre si une PME vous propose un emploi régulier sur une durée longue vous pouvez rester autour des 30€ minimum. Il s’agit de vous adapter à votre client et de définir votre tarif en fonction de votre plu-value individuelle mais aussi de ce que vous apporte la mission proposée en termes de garanties, comme dans l’exemple ci-dessus.

4. Le type de demande comme justification de prix élevés

Ici, c’est très simple, si l’on propose d’effectuer des missions en urgence, dans des délais très limités alors le freelance augmente ses prixs. De même, dans le cas d’un emploi où l’on exige une grande flexibilité, par exemple d’être disponible 4 jours par semaine / 4 heures par jour, sans que l’on sache moins d’un jour à l‘avance l’organisation exacte de l’emploi du temps, il est tout à fait justifié de proposer des tarifs supérieurs à ceux qu’aurait proposés un freelance à expériences et capacités égales mais pour un emploi plus « fixe ».

5. Le statut social

Certes, votre statut social ne peut pas à lui seul justifier de prix élevés (si l’on est traducteur débutant et que l’on propose des traductions extrêmement généralistes, il n’est pas possible d’exiger un salaire à hauteur de 100€ de l’heure). Ceci étant dit, sachant qu’un freelance est en fait une entreprise et qu’il s’acquitte donc des mêmes charges sociales et des mêmes tâches administratives que n’importe laquelle d’entre-elles, le statut doit entrer en compte. C’est-à-dire que votre activité doit être un minimum rémunérée afin que vous puissiez en vivre !

La définition des prix se fait au fur et à mesure de l’expérience plus ou moins naturellement. Tout est question de positionnement (par rapport à tous les facteurs abordés ici): le tarif d’un freelance est donc relativement subjectif et fonction des caractéristiques de la mission proposée. Justifier un élevé repose sur de savants calculs !