Bonjour, c’est Heek. Je ne propose plus de créer des sites web. Mais j’en étais capable. Vérifiez par vous-même !

Négocier ses prix ? Non, un Freelance ne négocie pas son taux horaire

Lequel d’entre vous n’a pas déjà fait l’expérience de longues négociations lorsqu’il est question du chiffrage d'un projet? Pourtant lorsque l’on est freelance, une règle s’applique indépendamment de la situation : vous ne devez jamais négocier votre taux horaire (ou presque jamais), et ce pour de bonnes raisons dont nous faisons état tout au long de cet article.

1. La confiance en son travail comme donnée de base

Afin de rester ferme sur ses tarifs, l’important est d’avoir confiance en soi. Avoir confiance en soi (d’un point de vue professionnel évidemment) suppose de connaître sa valeur et de savoir la vendre au juste prix. Ainsi, quand vous proposez à votre client tel ou tel tarif, c’est tout simplement parce que celui-ci témoigne de vos compétences et de la qualité de votre travail. Il s'agira donc d'un excellent point de départ pour une négocation cordiale et raisonnable.

2. Un tarif de base

Un freelance table généralement sur un tarif de base qu’il peut, en fonction du client et de ses exigences, moduler. Ainsi, c’est à vous de faire des recherches en amont afin de choisir le juste prix de vos prestations (concurrence, coûtde la vie, charges, tec) et de fixer une éventuelle marge de manoeuvre. Pour davantage d’informations à ce propos n’hésitez pas à consulter notre article spécialement dédié à la manière dont un freelance peut justifier de tarifs élevés.

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3. Les clients sérieux connaissent les prix

En réalité, il est assez rare de tomber sur un client qui refuse de travailler avec vous parce que vous n’acceptez pas de baisser vos tarifs affichés. Lorsque cela se produit, c’est soit que vous vous adressez à un client désinvolte, soit que vos prix sont réellement trop élevés. En effet, un client sérieux est déjà au fait des prix pratiqués par les freelances professionnels et ne les négocie généralement pas sauf si de gros volumes ou une collaboration de long terme sont en jeu.

4. « Éduquer » un client fait parti de la négociation

Dans tous les cas, ce qu’il faut faire c’est éduquer le client. Diplomatie et tact sont ici les maîtres-mots. Il n’est pas rare de rencontrer un « client débutant », qui lui-même n’a aucune idée des tarifs du service dont il a besoin. À vous, donc, de lui expliquer le pourquoi de votre taux. À vous de justifier vos prix en fonction des prestations fournies.

Un client qui malgré cet effort réclame des prix très bas risque d’être, tout au long de votre relation contractuelle, un client difficile à gérer (susceptible de vous proposer des délais déraisonnables ou des instructions peu claires par exemple).

5. Négociation du taux = dépréciation des prestations

En fait, dans le cadre d’une négociation de prix, s’il est important d’expliquer le pourquoi de vos tarifs, il est aussi important d’expliquer quelles seraient vos prestations si vous en veniez à revoir à la baisse votre taux horaire. Par exemple, un traducteur diminuant ses prix pourrait se voir obligé de réduire le nombre de révisions qu’il accorde généralement à ses clients (souvent illimitées). De même, un développeur web pourrait refuser une quelconque aide technique à son client, une fois le produit délivré.

Malgré d’interminables négociations, sachez qu’il est très rare qu’un client refuse au final de vous payer à votre taux de départ … Travail, diplomatie et patience doivent vous permettre, en toutes conditions de justifier et donc de faire accepter vos tarifs de base.